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35 résultats.
Pays
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Rapports
- Ghana : capter la rente de l'Or à l'heure du Corridor ChinoisOr par pays
- Soudan : l'Or qui nourrit la guerreOr par pays
- Burkina Faso : le nationalisme de l'Or, sans la transformationOr par pays
- Guinée : la monnaie souveraine, l'Or sous-traitéOr par pays
- Tanzanie : la souveraineté de l'Or par la méthodeOr par pays
- Côte d'Ivoire : monter en puissance sans rompreOr par pays
- Mali : la Souveraineté aurifère à l'épreuve du franc CFAOr par pays
- RDC : l'Or de la guerre, avant l'Or de la nationOr par pays
- Afrique du Sud : maîtresse du raffinage, orpheline de sa mineOr par pays
- Égypte : l'Or comme bouclier monétaireOr par pays
- Loulo-Gounkoto : la mine qui a plié un géantOr · Mines
- Sukari : une mine, un paysOr · Mines
Analyses et veilles
Washington a prolongé l'AGOA jusqu'en 2028 tout en surtaxant sept économies africaines, Bruxelles facture le carbone à ses frontières et Pékin suspend ses contrôles à l'exportation jusqu'au 10 novembre. L'Afrique vit au calendrier des autres : sans intelligence économique propre, elle restera une cible.
Le 8 juin 2026, l’OMS a diffusé une liste, encore provisoire, des pays à protéger du recrutement de soignants : le Ghana en a disparu, alors qu’il est la troisième source d’infirmiers formés à l’étranger inscrits au Royaume-Uni. Le monde vieillissant trie la jeunesse africaine ; à l’Afrique d’en fixer les termes.
Le 19 octobre 2026, le président ghanéen a fixé à 2030 la fin des exportations de minerais bruts, dans le sillage de la RDC et du Zimbabwe, tandis que la Guinée promet de plafonner sa bauxite. La bataille des ressources critiques se joue désormais à l'étape de la transformation, là où se fixent le prix et la rente.
Le 7 septembre 2026, la Cour suprême du Sénégal a suspendu à titre provisoire la licence de Starlink, à la demande de Sonatel, adossée à Orange. L'affaire n'oppose pas l'Afrique à Elon MUSK : elle montre un continent qui arbitre entre fournisseurs étrangers sans posséder ses câbles, ses serveurs ni ses données.
Le 1er septembre 2026, Abidjan a fixé le cacao à 1 200 francs CFA le kilo, contre 2 800 un an plus tôt, l'année même où la fermeture d'Ormuz faisait flamber les engrais. Tant que l'Afrique ne maîtrisera ni ses prix, ni ses intrants, ni ses terres, elle produira pour d'autres et importera pour elle-même.
Le 27 avril 2026, Africa Corps confirmait avoir quitté Kidal après un accord avec les rebelles qu'il était venu combattre ; il y est revenu en octobre avec l'armée malienne. Bases étrangères, combattants loués ou force sahélienne : aucun modèle ne tient sans un État qui paie, renseigne et protège ses civils.
En Guinée équatoriale, la capitale proclamée en janvier 2026 attend toujours ses habitants, quand les villes du continent doivent gagner 700 millions de citadins entre 2020 et 2050. Les puissances financent leurs corridors et leurs vitrines ; à l'Afrique de mobiliser son épargne pour la ville réelle.
Le 17 octobre 2026 à Dakar, CEDEAO et AES ont renoué le dialogue sans que leur divorce ait coupé les échanges, tandis que Washington et Pékin financent deux rails rivaux vers deux océans. L'intégration se joue dans les douanes et sur les rails, et ne vaudra que si les trains reviennent chargés de produits africains.
Le 13 octobre 2026 à Ouagadougou, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont signé un accord d'harmonisation et d'« endogénéisation » de leurs formations universitaires. Avec 0,4 % du PIB pour la recherche en Afrique subsaharienne, la souveraineté linguistique restera symbolique tant que la science se financera ailleurs.
Le 16 octobre 2026, le Maroc a installé le premier gouvernement de son histoire dirigé par une femme, trois semaines après des législatives boudées par sa jeunesse. De Rabat à Nairobi et Antananarivo, les États répondent à la génération Z par des symboles, des budgets et la force, rarement par le partage du pouvoir.
Les 28 et 29 octobre 2026, le président en exercice de l'Union africaine a coprésidé à Moscou le sommet Russie-Afrique, alors que l'Afrique du Sud est exclue du G20 de Miami et que deux Africains ont brigué la tête de l'ONU sans mandat de l'UA. Convié partout, le continent ne pèsera qu'en négociant en bloc.
Le 24 octobre 2026, 53 Afro-descendants sont devenus béninois, quand Washington taxe les envois en espèces et restreint l'entrée de 26 pays africains. L'Afrique a reçu au moins 104 milliards de dollars de transferts en 2024 (notre calcul, d'après la Banque mondiale) : elle doit à ses diasporas droits, sièges et placements.
Le 8 octobre 2026, la Zambie a signé avec Washington un accord sanitaire de 2,49 milliards de dollars, après en avoir écarté le partage d'échantillons et de données. Au moins onze États africains ont, eux, signé un accord de partage d'échantillons : la souveraineté sanitaire commence par le contrôle des pathogènes.
Lancée le 7 octobre 2026 à Maurice, l'agence africaine de notation AfCRA ne fera pas baisser de sitôt le coût de la dette, comme l'admet l'Union africaine elle-même. Le prix de l'argent africain se fixe à Washington, Francfort, Pékin et dans les comités de créanciers : c'est là que se joue la souveraineté financière.
Le 9 octobre 2026, Washington a placé la Cour pénale internationale tout entière sous sanctions, le jour où la Sud-Africaine Navanethem PILLAY se voyait attribuer le Nobel de la paix. Entre une justice internationale assiégée et une cour sahélienne encore virtuelle, la souveraineté judiciaire africaine reste à bâtir.
La Chine sépare le papier du métal, arrache à Londres et New York le privilège de fixer le cours de l'or, et ancre son corridor aurifère dans le sous-sol africain. Cinq chantiers pour percevoir le péage au lieu de subir le trophée.