Le Panafricain

Publicité · Proposé par Menz OKUMA, nom de plume de l’éditeur du Panafricain

Couverture : Les Héritiers des Masques, Tome 1 : Le Souffle de Bruxelles

Qui décide quand un masque est rentré chez lui ?

Les Héritiers des Masques, Tome 1 : Le Souffle de Bruxelles. Le thriller du plus grand casse jamais tenté : reprendre à l’Europe ce qu’elle a pris à l’Afrique.

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Veille réglementaire

Ce qui change dans les règles du jeu des pays africains : lois de finances, codes des investissements et des mines, change, données, travail, douanes. Chaque texte est daté, qualifié (en vigueur, adopté, en discussion, annoncé) et sourcé, avec ce qu’il change pour une entreprise.

84

textes suivis

44

pays couverts

59

textes en vigueur

1 nov. 2026

dernière mise à jour

6 textes pour ce choix. Tout afficher · Fiche pays

octobre 2026

Sénégal

14 octobre 2026

Projet de loi de finances 2027 : dépenses réduites à 7 363,7 milliards FCFA, déficit visé à 4,7 % du PIB

Le projet de loi de finances initiale 2027, rendu public le 14 octobre 2026, prévoit 6 012,1 milliards FCFA de recettes (en hausse de 2,8 %) et 7 363,7 milliards de dépenses (en baisse de 2,9 %) par rapport à la loi de finances 2026 ajustée. Le déficit serait ramené à 1 351,7 milliards FCFA, soit 4,7 % du PIB, contre 7,6 % attendus en 2026, et les recettes fiscales sont projetées à 5 044,6 milliards. Les intérêts de la dette, à 1 303,9 milliards FCFA, représentent presque tout le déficit.

Pour les entreprises

Aucune mesure fiscale nouvelle n'apparaît à ce stade dans les documents publiés, et le projet compte sur plus de 800 milliards FCFA d'appuis budgétaires concessionnels. Les entreprises, surtout les fournisseurs de l'État, doivent suivre un examen parlementaire qui s'annonce tendu et surveiller les délais de paiement publics.

Source : Le Soleil, « Budget 2027 : les dépenses projetées à 7 363 milliards FCFA », 15 octobre 2026 ; Vie-Publique.sn, « Projet de loi de finances 2027 : budget de l'État du Sénégal », 14 octobre 2026

En discussionFiscalité

UEMOA (8 pays)

8 octobre 2026

Monnaie électronique : la BCEAO double le plafond de solde à 4 millions FCFA

L'instruction n° 020 du 8 octobre 2026 modifie l'instruction n° 008-05-2015 qui régit les émetteurs de monnaie électronique dans l'UMOA. Le solde maximal qu'un client peut détenir auprès d'un même émetteur, tous comptes confondus, passe de 2 à 4 millions FCFA, et le cumul mensuel des rechargements de 10 à 15 millions FCFA. Le texte entre en vigueur le 2 novembre 2026 dans les huit États ; ces plafonds ne visent pas les distributeurs et accepteurs professionnels, et tout dépassement exige une autorisation préalable de la BCEAO.

Pour les entreprises

Les comptes de mobile money peuvent désormais porter des paiements et une trésorerie plus importants, ce qui profite aux commerçants et aux PME. Émetteurs et fintechs doivent adapter leurs paramétrages, leurs contrôles de lutte contre le blanchiment et leurs offres avant le 2 novembre.

Entrée en vigueur : 2 novembre 2026

Source : BCEAO, « Instruction n° 020 portant modification de l'Instruction n° 008-05-2015 du 21 mai 2015 régissant les conditions et modalités d'exercice des activités des émetteurs de monnaie électronique dans les États membres de l'UMOA », 8 octobre 2026 ; Koaci, « Côte d'Ivoire : BCEAO, le plafond des fonds permis sur les comptes de monnaie électronique (mobile money) augmente de 2 millions à 4 millions de FCFA », 10 octobre 2026

septembre 2026

UEMOA (8 pays)

9 septembre 2026

BCEAO : taux directeur abaissé à 3 % en mars 2026, maintenu en septembre

Lors de sa première réunion de 2026, le Comité de politique monétaire de la BCEAO a abaissé son principal taux directeur de 3,25 % à 3 % et le taux du guichet de prêt marginal de 5,25 % à 5 %, avec effet au 16 mars 2026. Le 9 septembre 2026, il a maintenu ces taux ainsi que le coefficient de réserves obligatoires à 3 %. La BCEAO prévoit une inflation moyenne de 1 % et une croissance de 6,1 % dans l'Union en 2026, et signale des risques haussiers sur les prix liés à la crise au Moyen-Orient.

Pour les entreprises

Un taux directeur à 3 % favorise un coût du crédit modéré pour les entreprises de l'Union. Les emprunteurs à taux variable doivent toutefois suivre les prochains comités, l'inflation étant repartie à la hausse au deuxième trimestre 2026 (0,4 %, après -0,2 %).

Entrée en vigueur : 16 mars 2026

Source : BCEAO, « Communiqué de presse de la réunion ordinaire du Comité de politique monétaire », 9 septembre 2026 ; Économie ivoirienne, « UEMOA : la BCEAO abaisse son principal taux directeur à 3 % », 9 mars 2026

Sénégal

8 septembre 2026

Nouveau code minier promis avant fin 2026, avec un objectif de 50 % de transformation locale en 2029

Dans sa déclaration de politique générale du 8 septembre 2026 devant l'Assemblée nationale, le Premier ministre a annoncé l'adoption d'un nouveau code minier avant la fin de 2026. Le gouvernement vise un taux de transformation locale des minerais de 50 % en 2029, en priorité pour le fer, les phosphates et l'or, et une participation de l'État consolidée. Le contenu local sera contrôlé contrat par contrat, avec publication annuelle des taux de réalisation, tandis qu'une commission ad hoc créée en juillet 2024 renégocie une trentaine de conventions minières.

Pour les entreprises

Détenteurs de titres et candidats à de nouveaux permis doivent anticiper des obligations de transformation sur place, une part publique accrue et des exigences de sous-traitance locale vérifiées. Le projet de code n'est pas publié et l'échéance a déjà glissé (le chef de l'État en demandait l'adoption avant fin 2025) : il faut suivre son dépôt et l'issue des renégociations.

Source : Primature, République du Sénégal, « Déclaration de politique générale du Premier ministre », 8 septembre 2026 ; Le Soleil, « Gestion des phosphates et ressources extractives au Sénégal : le nouveau cap fixé par le gouvernement », 18 septembre 2026

Sénégal

septembre 2026

Loi de finances rectificative 2026 : une contribution de 8 à 10 % du chiffre d'affaires des opérateurs de mobile money, texte renvoyé en commission

Le projet de loi de finances rectificative 2026, transmis à l'Assemblée nationale en septembre, crée une contribution de solidarité économique à la charge des opérateurs de monnaie électronique et de transfert d'argent, assise sur leur chiffre d'affaires selon un barème de 8 % jusqu'à 150 milliards FCFA, 9 % de 150 à 300 milliards et 10 % au-delà, en remplacement de la taxation actuelle des transactions. Le texte rétablit aussi, à titre temporaire, les avantages fiscaux et douaniers des programmes de logements sociaux et porte le déficit de 2026 de 5,4 % à 7,6 % du PIB (1 735,2 milliards FCFA), avec des recettes fiscales réduites de 453,3 milliards. Le 27 octobre, il a été renvoyé en commission des finances à la demande du gouvernement, sur fond de divergences avec l'Assemblée.

Pour les entreprises

Si le texte est adopté en l'état, les opérateurs de mobile money passeraient d'une taxe sur les transactions à une contribution sur leur chiffre d'affaires, non déductible de l'impôt sur les sociétés selon le projet, avec un risque de répercussion sur les frais facturés aux commerçants et aux particuliers. Le texte final peut encore changer : opérateurs, fintechs et promoteurs immobiliers doivent suivre la version votée.

Source : Vie-Publique.sn, « Projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026, Sénégal », 19 septembre 2026 ; Sika Finance, « Sénégal : le projet de loi de finances rectificative 2026 renvoyée en commission », 27 octobre 2026

En discussionFiscalité

juillet 2026

CEDEAO (12 pays)

19 juillet 2026

Sommet de Lungi : la CEDEAO adopte un acte additionnel révisé sur la protection des données personnelles

Réunie le 19 juillet 2026 à Lungi (Sierra Leone), la Conférence des chefs d'État et de gouvernement a adopté, sur recommandation du Conseil des ministres, l'acte additionnel révisé relatif à la protection des données à caractère personnel dans l'espace CEDEAO, et approuvé un mécanisme régional de coordination en cybersécurité. Le communiqué final réaffirme le lancement de la monnaie unique éco en 2027, d'abord avec les pays qui remplissent les critères de convergence. Il met aussi en garde les États contre les accords commerciaux bilatéraux qui fragiliseraient l'union douanière.

Pour les entreprises

Les entreprises qui traitent des données dans plusieurs pays de la zone doivent suivre la publication du texte révisé et sa transposition, qui doit harmoniser les obligations nationales. Le calendrier et la liste des premiers pays de l'éco restent à préciser, un groupe de travail présidentiel devant se réunir avant le sommet de décembre 2026.

Source : Commission de la CEDEAO, « Final Communiqué, 69th Ordinary Session of the ECOWAS Authority of Heads of State and Government », 19 juillet 2026 ; Leadership (AllAfrica), « West Africa: Ecowas Reaffirms Launch of Single Eco Currency in 2027 », 21 juillet 2026

La méthode

Nous retenons les textes qui changent la donne pour une entreprise ou un investisseur, vérifiés sur la source officielle ou sur deux sources indépendantes. Le statut distingue le projet, le texte voté et le texte en vigueur.

Les sources

Journaux officiels, ministères, administrations fiscales, banques centrales et régulateurs, puis alertes des grands cabinets et presse économique de référence. Chaque texte renvoie à ses sources.

Aller plus loin

Cette veille signale ; elle ne remplace pas un conseil juridique ou fiscal. Pour mesurer l’effet d’un texte sur votre projet, commandez un rapport.