Le Panafricain

Publicité · Proposé par Menz OKUMA, nom de plume de l’éditeur du Panafricain

Couverture : Les Héritiers des Masques, Tome 1 : Le Souffle de Bruxelles

Qui décide quand un masque est rentré chez lui ?

Les Héritiers des Masques, Tome 1 : Le Souffle de Bruxelles. Le thriller du plus grand casse jamais tenté : reprendre à l’Europe ce qu’elle a pris à l’Afrique.

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Veille réglementaire

Ce qui change dans les règles du jeu des pays africains : lois de finances, codes des investissements et des mines, change, données, travail, douanes. Chaque texte est daté, qualifié (en vigueur, adopté, en discussion, annoncé) et sourcé, avec ce qu’il change pour une entreprise.

84

textes suivis

44

pays couverts

59

textes en vigueur

1 nov. 2026

dernière mise à jour

4 textes pour ce choix. Tout afficher · Fiche pays

octobre 2026

UEMOA (8 pays)

8 octobre 2026

Monnaie électronique : la BCEAO double le plafond de solde à 4 millions FCFA

L'instruction n° 020 du 8 octobre 2026 modifie l'instruction n° 008-05-2015 qui régit les émetteurs de monnaie électronique dans l'UMOA. Le solde maximal qu'un client peut détenir auprès d'un même émetteur, tous comptes confondus, passe de 2 à 4 millions FCFA, et le cumul mensuel des rechargements de 10 à 15 millions FCFA. Le texte entre en vigueur le 2 novembre 2026 dans les huit États ; ces plafonds ne visent pas les distributeurs et accepteurs professionnels, et tout dépassement exige une autorisation préalable de la BCEAO.

Pour les entreprises

Les comptes de mobile money peuvent désormais porter des paiements et une trésorerie plus importants, ce qui profite aux commerçants et aux PME. Émetteurs et fintechs doivent adapter leurs paramétrages, leurs contrôles de lutte contre le blanchiment et leurs offres avant le 2 novembre.

Entrée en vigueur : 2 novembre 2026

Source : BCEAO, « Instruction n° 020 portant modification de l'Instruction n° 008-05-2015 du 21 mai 2015 régissant les conditions et modalités d'exercice des activités des émetteurs de monnaie électronique dans les États membres de l'UMOA », 8 octobre 2026 ; Koaci, « Côte d'Ivoire : BCEAO, le plafond des fonds permis sur les comptes de monnaie électronique (mobile money) augmente de 2 millions à 4 millions de FCFA », 10 octobre 2026

septembre 2026

UEMOA (8 pays)

9 septembre 2026

BCEAO : taux directeur abaissé à 3 % en mars 2026, maintenu en septembre

Lors de sa première réunion de 2026, le Comité de politique monétaire de la BCEAO a abaissé son principal taux directeur de 3,25 % à 3 % et le taux du guichet de prêt marginal de 5,25 % à 5 %, avec effet au 16 mars 2026. Le 9 septembre 2026, il a maintenu ces taux ainsi que le coefficient de réserves obligatoires à 3 %. La BCEAO prévoit une inflation moyenne de 1 % et une croissance de 6,1 % dans l'Union en 2026, et signale des risques haussiers sur les prix liés à la crise au Moyen-Orient.

Pour les entreprises

Un taux directeur à 3 % favorise un coût du crédit modéré pour les entreprises de l'Union. Les emprunteurs à taux variable doivent toutefois suivre les prochains comités, l'inflation étant repartie à la hausse au deuxième trimestre 2026 (0,4 %, après -0,2 %).

Entrée en vigueur : 16 mars 2026

Source : BCEAO, « Communiqué de presse de la réunion ordinaire du Comité de politique monétaire », 9 septembre 2026 ; Économie ivoirienne, « UEMOA : la BCEAO abaisse son principal taux directeur à 3 % », 9 mars 2026

mars 2026

Niger

3 mars 2026

Or et pétrole : Niamey résilie trois conventions d'affinage d'or et refuse de proroger les permis de Savannah Energy

Le Conseil des ministres du 3 mars 2026 a résilié, pour non-respect des engagements pris et de la réglementation minière, les conventions d'établissement de trois sociétés qui devaient construire des unités d'affinage d'or à Niamey : COMINI SARL, AFRIOR SA et ECOMINE SA. Le ministre chargé du Pétrole a par ailleurs rejeté la demande de prorogation des autorisations exclusives de recherche R1 à R4 de Savannah Energy Niger, pour manquements au programme de travail minimum prévu par le contrat de partage de production. Ces décisions prolongent la reprise en main du secteur engagée avec la nationalisation de la SOMAÏR en juin 2025 et de la Société des mines du Liptako en août 2025.

Pour les entreprises

Au Niger, conventions et permis sont désormais retirés en cas de non-respect des engagements contractuels : un investisseur doit documenter rigoureusement l'exécution de ses programmes de travail et d'investissement. Le risque souverain reste élevé et doit être couvert (assurance, clause d'arbitrage, structuration).

Source : Financial Afrik, « Le Niger résilie les conventions de trois sociétés aurifères et rejette les permis pétroliers de Savannah Energy », 6 mars 2026 ; Bénin Web TV, « Niger : le gouvernement adopte de nouvelles décisions sur la gouvernance minière et pétrolière », 27 mars 2026

juillet 2025

Niger

14 juillet 2025

Nouveau Code général des impôts : déduction des frais de siège plafonnée à 0,5 % du chiffre d'affaires

Le nouveau Code général des impôts, issu de l'ordonnance n° 2025-22 du 14 juillet 2025, s'applique depuis le 1er janvier 2026. Les frais de siège et d'assistance technique versés à des entreprises liées ne sont plus déductibles qu'à hauteur de 10 % de leur montant, dans la limite de 0,5 % du chiffre d'affaires (art. 28), au lieu d'un plafond de 20 % du bénéfice comptable. Le code institue aussi un rescrit fiscal (art. 683) : la demande doit précéder l'échéance déclarative ou l'exigibilité de l'impôt, et l'administration dispose de trois mois pour répondre.

Pour les entreprises

Les filiales de groupes étrangers, notamment dans les mines et le pétrole, voient la part déductible de leurs refacturations intragroupe fortement réduite, ce qui alourdit leur impôt sur les sociétés. Le rescrit permet d'obtenir à l'avance la position de l'administration sur une opération.

Entrée en vigueur : 1er janvier 2026

Source : CMS, « Lois de finances 2026 en Afrique de l'Ouest et centrale », 13 avril 2026

En vigueurFiscalité

La méthode

Nous retenons les textes qui changent la donne pour une entreprise ou un investisseur, vérifiés sur la source officielle ou sur deux sources indépendantes. Le statut distingue le projet, le texte voté et le texte en vigueur.

Les sources

Journaux officiels, ministères, administrations fiscales, banques centrales et régulateurs, puis alertes des grands cabinets et presse économique de référence. Chaque texte renvoie à ses sources.

Aller plus loin

Cette veille signale ; elle ne remplace pas un conseil juridique ou fiscal. Pour mesurer l’effet d’un texte sur votre projet, commandez un rapport.