Gazoduc transsaharien (Nigeria, Niger, Algérie)
Le gazoduc doit relier les gisements nigérians au centre gazier algérien de Hassi R'Mel, puis aux infrastructures d'exportation vers l'Europe, pour 20 à 30 milliards de m3 par an. Il ferait de l'Algérie un pays de transit pour le gaz ouest-africain et concurrence directement le projet atlantique soutenu par le Maroc. La traversée du Niger, où les infrastructures pétrolières subissent des attaques depuis 2024, et l'absence de coût public consolidé restent les principales inconnues.
Acteurs : Le projet est développé par Sonatrach, la NNPC et la Société nigérienne des produits pétroliers (SONIDEP), sous l'égide d'un comité de pilotage ministériel tripartite ; Sonatrach a lancé la construction du tronçon algérien, tandis que le financement des sections nigérienne et nigériane n'est pas rendu public.
Dernier fait : Le 4 juin 2026, le ministre d'État algérien des Hydrocarbures, Mohamed ARKAB, a lancé dans la région d'Aoulef (wilaya d'Adrar), en présence de ses homologues nigérian et nigérien, la construction du tronçon algérien, au lendemain de l'adoption à Alger du rapport final de l'étude de faisabilité actualisée.
Sources : Algérie Eco (d'après APS), « Projet de gazoduc transsaharien : lancement à Adrar des travaux du tronçon algérien du TSGP », 4 juin 2026 ; Algérie Presse Service (via AllAfrica), « Afrique: Gazoduc transsaharien, un corridor stratégique pour valoriser les ressources gazières africaines et renforcer les échanges avec l'Europe », 5 octobre 2026
- Type
- Gazoduc
- Statut
- En travaux
- Longueur
- 4 130 km
- Tracé
- Warri, Kano, Zinder, Agadez, Tamanrasset, Hassi R'Mel
