Le Panafricain

Publicité · Proposé par Menz OKUMA, nom de plume de l’éditeur du Panafricain

Couverture : Les Héritiers des Masques, Tome 1 : Le Souffle de Bruxelles

Qui décide quand un masque est rentré chez lui ?

Les Héritiers des Masques, Tome 1 : Le Souffle de Bruxelles. Le thriller du plus grand casse jamais tenté : reprendre à l’Europe ce qu’elle a pris à l’Afrique.

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Veille réglementaire

Ce qui change dans les règles du jeu des pays africains : lois de finances, codes des investissements et des mines, change, données, travail, douanes. Chaque texte est daté, qualifié (en vigueur, adopté, en discussion, annoncé) et sourcé, avec ce qu’il change pour une entreprise.

84

textes suivis

44

pays couverts

59

textes en vigueur

1 nov. 2026

dernière mise à jour

3 textes pour ce choix. Tout afficher · Fiche pays

juin 2026

CEMAC (6 pays)

29 juin 2026

BEAC : le taux directeur ramené à 4,50 % et les réserves obligatoires allégées

Réuni le 29 juin 2026 à Yaoundé, le Comité de politique monétaire de la BEAC a abaissé le taux d'intérêt des appels d'offres de 4,75 % à 4,50 % et celui de la facilité de prêt marginal de 6,25 % à 5,75 %. Les coefficients de réserves obligatoires baissent de 7 % à 6,5 % sur les exigibilités à vue et de 4,5 % à 4 % sur les exigibilités à terme ; c'est la première baisse des taux depuis mars 2025. Le comité du 28 septembre 2026 a maintenu ces niveaux.

Pour les entreprises

Le refinancement bancaire devient moins cher et la liquidité libérée par la baisse des réserves peut soutenir le crédit : c'est le moment de renégocier les conditions de financement. La BEAC a aussi reporté au second semestre 2027 la suppression de son guichet spécial de refinancement.

Source : EcoMatin, « CEMAC : la BEAC baisse ses taux directeurs pour soutenir le crédit », 29 juin 2026 ; Direction générale du Trésor (France), « Brèves économiques d'Afrique centrale, semaine du 29 juin au 03 juillet 2026 », 3 juillet 2026

avril 2026

CEMAC (6 pays)

23 avril 2026

BEAC : les pétroliers et miniers devront rapatrier 50 % de leurs devises en 2027, puis 70 % en 2028

Par l'instruction n° 001/GR/2026 du 23 avril 2026, la BEAC relève le taux de rapatriement dans la CEMAC des recettes d'exportation des sociétés extractives (hydrocarbures, mines), fixé à 35 % depuis un compromis négocié avec les opérateurs en 2021 : il passera à 50 % le 1er janvier 2027, puis à 70 % le 1er janvier 2028. Les sommes affectées aux fonds de réhabilitation des sites en fin d'exploitation (fonds RES), estimées par la presse à quelque 6 000 milliards FCFA, restent hors du champ de cette obligation. Selon EcoMatin, la banque centrale a par ailleurs renoncé à négocier ces fonds de façon centralisée et laisse chaque État traiter avec les compagnies.

Pour les entreprises

Les entreprises extractives de la CEMAC doivent revoir dès maintenant leur trésorerie en devises, le service de leur dette offshore et leurs conventions bancaires ; les directions nationales de la BEAC sont chargées de leur notifier l'instruction, ainsi qu'aux banques. Les négociations pays par pays sur les fonds RES sont à suivre de près.

Entrée en vigueur : 1er janvier 2027

Source : Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC), « Communiqué de presse : adoption de l'instruction n° 001/GR/2026 relative au relèvement progressif du taux de rapatriement des devises issues des activités des entreprises extractives dans la CEMAC », 23 avril 2026 ; EcoMatin, « La BEAC double le taux de rapatriement des devises des pétroliers et miniers de 35 à 70 % », 24 avril 2026

décembre 2025

Tchad

29 décembre 2025

Loi de finances 2026 : zones économiques spéciales, facture électronique et déclaration des bénéficiaires effectifs

Promulguée le 29 décembre 2025 et en vigueur depuis le 1er janvier 2026, la loi de finances intègre au Code général des impôts un régime de zones économiques spéciales : les entreprises qui investissent au moins 250 millions FCFA et emploient 60 % de nationaux bénéficient pendant dix ans de réductions ou d'exonérations d'IS, de TVA sur équipements et de droits d'enregistrement. La facture électronique normalisée devient obligatoire pour les entreprises, ONG, projets et professions libérales, les plateformes numériques doivent collecter la TVA, et le précompte sur les opérateurs non immatriculés passe à 15 % (30 % en cas de récidive). L'attribution du NIF est désormais subordonnée à la déclaration des actionnaires et des bénéficiaires effectifs (art. 147 du CGI).

Pour les entreprises

Les investisseurs industriels peuvent étudier le régime des zones économiques spéciales, sous réserve des conditions d'agrément. Toutes les entreprises doivent adapter leur facturation et documenter leur chaîne de détention avant toute immatriculation, le contrôle fiscal passant désormais entièrement par la plateforme e-Tax.

Entrée en vigueur : 1er janvier 2026

Source : Tchadinfos, « Loi de finances 2026 : la Direction générale des impôts détaille les nouvelles mesures fiscales », 29 janvier 2026 ; CMS Francis Lefebvre, « Lois de finances 2026 en Afrique de l'Ouest et centrale », 13 avril 2026

En vigueurFiscalité

La méthode

Nous retenons les textes qui changent la donne pour une entreprise ou un investisseur, vérifiés sur la source officielle ou sur deux sources indépendantes. Le statut distingue le projet, le texte voté et le texte en vigueur.

Les sources

Journaux officiels, ministères, administrations fiscales, banques centrales et régulateurs, puis alertes des grands cabinets et presse économique de référence. Chaque texte renvoie à ses sources.

Aller plus loin

Cette veille signale ; elle ne remplace pas un conseil juridique ou fiscal. Pour mesurer l’effet d’un texte sur votre projet, commandez un rapport.