Gazoduc Nigeria-Maroc (gazoduc africain atlantique)
Nigeria, Bénin, Togo, Ghana, Côte d’Ivoire, Liberia, Sierra Leone, Guinée, Guinée-Bissau, Gambie, Sénégal, Mauritanie, Maroc
Le tracé, mêlant sections en mer et à terre, doit desservir 13 pays de la façade atlantique et acheminer jusqu'à 30 milliards de m3 de gaz par an, dont environ 15 vers le Maroc et l'Europe. Le projet ferait du Maroc un pivot énergétique entre l'Afrique de l'Ouest et l'Europe, en concurrence directe avec le gazoduc transsaharien porté par l'Algérie. L'accord signé en 2026 lève un obstacle politique, mais un coût estimé à environ 25 milliards de dollars et l'absence de décision finale d'investissement en font encore un pari diplomatique autant qu'industriel.
Acteurs : Le projet est porté par l'ONHYM marocain, dirigé par Amina BENKHADRA, et la NNPC nigériane ; l'accord intergouvernemental signé par les États de la CEDEAO prévoit une société de projet basée à Casablanca et une autorité de gouvernance installée à Abuja, tandis que la Banque islamique de développement et le Fonds de l'OPEP figurent parmi les financeurs pressentis.
Dernier fait : Le 19 juillet 2026, à Freetown, en marge du sommet de la CEDEAO, les chefs d'État et de gouvernement de la CEDEAO ont signé l'accord intergouvernemental du gazoduc ; le Maroc et la Mauritanie, non membres de l'organisation, doivent le signer lors d'une cérémonie distincte, avant la décision finale d'investissement, et la mise en service des premiers tronçons reste visée pour 2031.
Sources : Maghreb Arabe Presse (via maroc.ma), « Les pays de la CEDEAO adhèrent au Gazoduc Africain Atlantique Nigéria-Maroc initié par Sa Majesté le Roi Mohammed VI », 20 juillet 2026 ; Reuters (via Baird Maritime), « Nigeria and Morocco move closer to major Atlantic gas pipeline deal », 12 mai 2026
- Type
- Gazoduc
- Statut
- En projet
- Longueur
- 6 900 km
- Tracé
- Lagos, Accra, Abidjan, Conakry, Dakar, Nouakchott, Tanger
