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Les rapports stratégiques.
L’analyse de fond du cabinet, à l’unité ou en coffret : or par pays, mines, secteurs et activités stratégiques. Des rapports premium à la demande, indépendants de l’abonnement.
Coffrets
Dix rapports, un seul prix.
Série Or
Coffret Or · Les mines
Les dix grandes mines d'or africaines décryptées : opérateurs, rapports de force et bras de fer souverains, d'Obuasi à Mponeng. Dix analyses pour le prix de trois.
Série Or
Coffret Or · Les 10 pays
Les dix grands rapports pays de la série Or : où se capte, se raffine et se souverainise la rente aurifère du continent. Dix analyses pour le prix de trois.
À l’unité
Or par pays
Ghana : capter la rente de l'Or à l'heure du Corridor Chinois
Premier producteur d'or du continent avec 4,8 millions d'onces en 2024, le Ghana reste preneur de prix sur un métal dont d'autres fixent le cours. GoldBod, réserves, raffinage local : Accra a commencé à reprendre la main. La décision chinoise lui ouvre une fenêtre, à condition de ne pas brader sa rente gramme après gramme.
Or par pays
Soudan : l'Or qui nourrit la guerre
Le Soudan a produit un record de 64 tonnes d'or en 2024, peut-être 74 en 2025. Mais à peine vingt sont sorties par les canaux officiels. Tout le reste finance une guerre civile entre deux armées, s'exfiltre vers Moscou via Wagner, et fuit vers Dubaï. Là où l'État s'effondre, l'or ne bâtit aucune souveraineté : il paie les armes. C'est l'avertissement que le Soudan adresse au continent.
Or par pays
Burkina Faso : le nationalisme de l'Or, sans la transformation
Le Burkina d'Ibrahim Traoré pousse le nationalisme minier le plus loin de l'AES : préemption de tout l'or, nationalisation des mines, orpaillage canalisé vers l'État, production record de 94 tonnes en 2025. Mais la raffinerie promise reste le maillon faible, l'or part toujours brut, et le métal est gardé par des mercenaires russes pendant que les djihadistes tiennent le territoire. Capter la rente n'est pas encore construire la souveraineté.
Or par pays
Guinée : la monnaie souveraine, l'Or sous-traité
La Guinée détient ce que tout le Sahel réclame : sa propre monnaie, hors du franc CFA depuis 1960. Mais elle en fait peu pour son or, qui fuit vers Dubaï via le Mali, tandis que sa nouvelle raffinerie, la plus grande d'Afrique, appartient à un opérateur émirati, pas à l'État guinéen. La souveraineté monétaire est une condition nécessaire, pas suffisante : avoir sa monnaie ne sert à rien si l'on confie son or au loup.
Or par pays
Tanzanie : la souveraineté de l'Or par la méthode
Sans saisir de mine ni nationaliser, la Tanzanie a bâti en dix-huit mois des réserves d'or dépassant 30 % de ses réserves totales, par la seule loi : obliger les mineurs à lui vendre 20 % de leur or, payé en shillings. C'est le modèle le plus abouti de dédollarisation de la série, réplicable et sans rupture. Il ne lui reste qu'à tenir son or, là où le Ghana a cédé à la tentation de le vendre.
Or par pays
Côte d'Ivoire : monter en puissance sans rompre
Ascension fulgurante : 59 tonnes d'or en 2024, cap sur le Ghana d'ici 2030, première juridiction minière d'Afrique de l'Ouest. La Côte d'Ivoire incarne une troisième voie, ni la rupture sahélienne ni la passivité : la souveraineté par le capital national, un industriel ivoirien rachetant Tongon en écartant l'offre chinoise. Mais tant que l'or part brut et que les réserves dorment en euros, la puissance reste inachevée.
Or par pays
Mali : la Souveraineté aurifère à l'épreuve du franc CFA
Deuxième producteur d'or d'Afrique, le Mali a repris son métal par la manière forte : code minier durci, bras de fer gagné contre Barrick, raffinerie souveraine adossée à Moscou. Ses recettes bondissent, mais sa production recule deux années de suite et sa monnaie reste le franc CFA. Tant qu'il ne bat pas monnaie, sa souveraineté aurifère garde un plafond, et troquer Paris contre Moscou ou Pékin ne le lève pas.
Or par pays
RDC : l'Or de la guerre, avant l'Or de la nation
La République démocratique du Congo a le sous-sol, mais pas la main. Son or, pour l'essentiel artisanal, est pillé par les groupes armés, contrebandé via le Rwanda et l'Ouganda vers Dubaï, et l'État n'en capte presque rien. Kinshasa tente une reprise en main : première raffinerie, premières réserves d'or depuis un demi-siècle. Mais tant que l'Est n'est pas sécurisé, la souveraineté monétaire restera introuvable : on ne cote pas un métal qu'on ne contrôle pas.
Or par pays
Afrique du Sud : maîtresse du raffinage, orpheline de sa mine
L'Afrique du Sud possède ce que tout le continent convoite : la seule raffinerie africaine accréditée au marché de Londres, le Krugerrand, une chaîne intégrée de l'extraction au monnayage. Mais sa production s'est effondrée de mille tonnes en 1970 à quatre-vingt-dix aujourd'hui, dépassée par le Ghana et le Mali. Le maître de l'or africain n'a presque plus d'or. Le corridor chinois lui offre une dernière carte : redevenir le pivot aval du continent.
Or par pays
Égypte : l'Or comme bouclier monétaire
L'Égypte ne produit qu'une quinzaine de tonnes d'or par an, d'un seul gisement. Mais elle détient 129 tonnes en réserves, se classe 3e africain, et fut en 2025 le premier acheteur d'or du continent. Ici l'or n'est pas une industrie extractive, c'est une digue contre l'effondrement de la livre : la souveraineté par les réserves, pas par le tonnage. Avec une ombre : ses exports gonflés blanchissent une part de l'or de la guerre soudanaise.
Or · Mines
Loulo-Gounkoto : la mine qui a plié un géant
Le complexe de Barrick dans l'ouest du Mali est devenu le champ de bataille d'une épreuve de force inédite : saisie de 3 tonnes d'or, administration judiciaire, règlement de 430 M$ arraché en novembre 2025. Bamako a démontré qu'un État africain pouvait imposer ses termes à un major mondial. Mais la production s'est effondrée pendant la crise : plier un géant n'est que la première étape.
Or · Mines
Sukari : une mine, un pays
Dans le désert oriental égyptien, une seule mine porte la quasi-totalité de la production aurifère du pays. Sukari (AngloGold depuis le rachat de Centamin, à parts égales avec l'État égyptien) incarne le mono-actif : un partage 50/50 parmi les plus favorables du continent, mais une souveraineté suspendue à un unique gisement. Un pilier solide ne fait pas un édifice.
Or · Mines
Obuasi : la mine assiégée par le galamsey
Le mille carré le plus riche d'Afrique renaît : AngloGold a ressuscité Obuasi en mine souterraine moderne, l'une des rares du Ghana en hausse en 2025. Mais elle est assiégée par l'orpaillage illégal, au point qu'en janvier 2025 l'armée a tué plusieurs creuseurs à son périmètre. Le vrai dilemme : on ne conquiert pas la souveraineté aurifère contre son propre peuple.
Or · Mines
Geita : la mine étrangère au service d'une souveraineté
Premier gisement de Tanzanie (AngloGold, ~15 t), Geita illustre le modèle le plus reproductible de la série : sans saisir ni nationaliser, l'État capte par la loi une part de sa production, payée en shillings, pour bâtir ses réserves d'or. La mine étrangère devient un instrument de la dédollarisation nationale. On peut souverainiser l'usage d'un or sans en changer la propriété.
Or · Mines
Essakane : l'or en terre de guerre
Premier gisement du Burkina (IAMGOLD, ~14 t), Essakane extrait l'or au cœur du Sahel ravagé par l'insurrection djihadiste, sous une menace permanente qui renchérit ses coûts. Elle cristallise la contradiction du nationalisme burkinabè : une souveraineté proclamée sur le métal, une souveraineté défaillante sur le sol. On ne possède pleinement un or que l'on ne peut protéger seul.
Or · Mines
Kibali : l'îlot d'Or dans le chaos congolais
Dans le nord-est de la RDC, loin des Kivus en guerre, Kibali produit à elle seule plus de 99 % de l'or industriel congolais, alimentée à 85 % par des énergies renouvelables. Cet actif exemplaire (Barrick, AngloGold, SOKIMO 10 %) prouve que la RDC peut accueillir une mine de rang mondial. Mais il reste une enclave : un bon gisement ne fait pas une souveraineté nationale.
Or · Mines
Mponeng : l'Or le plus profond du monde
À près de quatre kilomètres sous Johannesburg, Mponeng (Harmony Gold) est la mine la plus profonde de la planète, un exploit d'ingénierie et le symbole ambivalent de la grandeur et du déclin de l'or sud-africain. Elle dit ce que l'Afrique du Sud sait faire de mieux, et ce qui la condamne : un modèle minier au bout de sa logique, faute de gisements neufs. Sa vraie force n'est plus dans ce qu'elle extrait, mais dans ce qu'elle affine.
Or · Mines
Tarkwa : le pouvoir de dire non
Plus grande mine d'or à ciel ouvert d'Afrique (Gold Fields), Tarkwa illustre une souveraineté rarement vue : ni saisie ni nationalisation, mais le pouvoir régalien de l'État ghanéen de bloquer une fusion entre deux géants miniers en refusant simplement son approbation. Un État qui sait retenir sa signature détient un levier que la contrainte brutale n'offre pas.
Or · Mines
Siguiri : l'atout monétaire inexploité
Principal actif industriel de Guinée (AngloGold, ~9 t), Siguiri produit proprement dans un pays qui détient un atout rare : sa propre monnaie, hors du franc CFA depuis 1960. Mais autour de la mine, l'or guinéen se dilue dans la contrebande vers Dubaï, et la raffinerie appartient aux Émirats. La souveraineté monétaire ne produit rien par elle-même : la clé est dans la serrure, personne ne l'a tournée.
Or · Mines
Sabodala : le banc d'essai de la souveraineté négociée
Premier gisement du Sénégal (Endeavour, ~8 t), Sabodala est le test de la doctrine du nouveau pouvoir de Faye et Sonko : ni saisie ni nationalisation, mais réforme de l'intérieur, revue des contrats, comptoir national de l'or, maintien dans la zone franc. Une voie médiane, lucide, entre la rupture sahélienne et la passivité. Reste à prouver que la souveraineté négociée capte plus que la souveraineté proclamée.